Partout dans le monde, des solutions existent

Sans vouloir effrayer les foules en scénarisant comme toujours la fin tragique de l’humanité, le documentaire français « Demain » réalisé en 2015 par Cyril Dion et Mélanie Laurent, captive les esprits modestes et engagés durant deux heures.

Avec des critiques unanimement élogieuses, le film prend le contre pied d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie du monde d’ici 2100. Avec beaucoup de chaleur, nous sommes ainsi projetés dans un road trip au sein de dix pays où les hommes et les femmes réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Inutile de préciser que l’ensemble des initiatives ne proviennent pas des élites. Nous découvrons alors un nouveau monde positif, respectueux, local et qui fonctionne bien ! Les alternatives se révèlent les unes après les autres et s’imposent avec succès comme étant le nouvel ordre humain. Mais pourquoi donc les appelons-nous alternatives s’il s’agit d’un retour à la vraie vie ? C’est parce que le monde actuel nous a très certainement bien détourné de notre nature. Le système démocratique est censé organiser la communauté pour le bien de tous. Si la communauté est contrainte aujourd’hui de réinventer l’avenir par le bas, c’est que le système a échoué. Et pour preuve, ce documentaire a dépassé le million d’entrées en France et remporté en 2016 le César du meilleur film documentaire. Il devient donc urgent de raconter en image la nouvelle histoire de l’humanité par les hommes et les femmes du plus grand nombre. C’est ce que « Demain » propose avec modestie, simplicité, courage. Puisse le succès de ce film éveiller suffisamment fort les consciences pour passer à l’acte.

L’acte : le seul maillon de la chaine qui nous manque quand on a des familles à nourrir, des crédits à payer, des épargnes à tenir pour s’évader le week-end. Pourtant, si demain les foules boycottent les autoroutes, la grande distribution ou le service public, une partie du problème se résout. Dans le secteur de l’alimentation par exemple, il serait bon que chaque citadin produise sa nourriture. On parle ici du droit à l’alimentation saine là où tout un chacun a le reflèxe d’acheter des denrées maigres de tout, pleines d’additifs impropres à la consommation. Pourquoi acheter des volailles torturées ou des confitures à 30% de fruits seulement ? Dans la ville morte de Détroit aux Etats-Unis, les pauvres ne dépendent plus de personne et s’organisent de façon autonome, sans pétrole. Ils vivent localement en ayant développé 1600 fermes en pleine ville ! Le concept de ferme urbaine est né. Et le mot d’ordre « Do it yourself » s’impose naturellement pour une consommation collaborative.

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